Il y a une colère silencieuse qui monte dans notre pays. C’est celle des millions de Français qui se lèvent tôt, qui pointent, qui créent, qui soignent, qui bâtissent… et qui, à la fin du mois, regardent leur fiche de paie avec un sentiment d’injustice profonde.
L’écart abyssal entre le « salaire brut » (ce que l’employeur paie) et le « salaire net » (ce que le travailleur touche réellement) n’est plus seulement un problème économique. C’est devenu une anomalie morale.
Pendant mes 30 années passées à optimiser et sécuriser les systèmes informatiques critiques de nos grandes institutions (SNCF, La Poste, Hôpitaux de Paris), j’ai appris une règle fondamentale : un système qui punit ceux qui le font fonctionner est un système condamné à s’effondrer.
Aujourd’hui, le « Système France » décourage l’effort. Il est temps de déclencher la Grande Bascule.
Le Constat : L’absurdité des « trappes à inactivité »
Nous avons construit au fil des décennies un système d’aides sociales par empilement. Je suis le premier à défendre la solidarité nationale : mes parents étaient lourdement handicapés, et c’est grâce à cette solidarité que ma famille a pu vivre dignement et que j’ai pu m’élever par le travail.
Mais la solidarité doit être un tremplin, pas un filet de dépendance.
Aujourd’hui, en cumulant certaines aides sans aucune contrepartie d’activité, la différence de revenu avec un travailleur au SMIC est devenue dérisoire. Pire encore, reprendre un travail signifie souvent perdre des aides (logement, transports, tarifs sociaux), ce qui aboutit à cette aberration : travailler fait parfois perdre du pouvoir d’achat.
C’est ce qu’on appelle une « trappe à inactivité ». On taxe massivement ceux qui travaillent pour financer un modèle qui n’incite plus à l’effort. Le message envoyé à la jeunesse et aux classes moyennes est désastreux.
La Solution du Projet Phénix : Le « Dividende du Travail »
La France ne s’en sortira pas par plus d’aides et plus de dettes, mais par la valorisation absolue du travail. Dans le Pilier II du Projet Phénix, je propose une mesure d’urgence, simple, radicale et à l’équilibre budgétaire net : Le Dividende du Travail.
Le principe est clair : nous allons cesser de subventionner l’inactivité pour subventionner la fiche de paie.
Voici comment fonctionne cette « Grande Bascule » :
- La rigueur juste sur les aides : Nous plafonnons le cumul de toutes les aides sociales à 1,5 SMIC net, et nous fusionnons les dispositifs existants (RSA, Prime d’activité, APL) en un Revenu de Base Actif (RBA). Ce dernier sera strictement conditionné à 15-20 heures d’activité d’intérêt général ou de formation. L’aide devient un contrat.
- Le transfert à l’euro près : Cette rationalisation du système social génère une économie structurelle massive d’environ 18 milliards d’euros par an.
- Le choc sur la fiche de paie : Ces 18 milliards d’euros ne serviront pas à boucher les trous d’un État obèse. Ils seront intégralement et immédiatement réinjectés dans la baisse drastique des charges salariales de tous les travailleurs.
Quel impact concret pour vous ?
Pour les salariés, l’effet sera immédiat : une augmentation du salaire net de 5% à 8% à la fin du mois, sans coûter un seul euro supplémentaire à l’entreprise.
Pour les indépendants, qui prennent des risques immenses pour créer leur propre emploi, un dispositif miroir sera appliqué via une baisse équivalente de leurs cotisations URSSAF.
Le courage de choisir la prospérité
L’État n’a pas d’argent magique. Chaque euro distribué a d’abord été prélevé dans la poche d’un travailleur.
Mon projet n’est pas celui d’un comptable froid, c’est celui d’un citoyen qui veut sauver notre modèle social de sa propre faillite. En rendant le travail visiblement et massivement plus rémunérateur que l’assistanat, nous relancerons la machine économique. Nous redonnerons leur dignité à ceux qui se sentent oubliés.
Il est temps de récompenser la France qui se lève.