Ce matin, un article du Parisien a mis des mots sur une réalité que chaque Français ressent au plus profond de lui : « Un pays qui ne compte pas est un pays qui ne compte plus ». Avec un déficit budgétaire record, la France est officiellement la lanterne rouge de l’Europe. Ce constat n’est pas une surprise, c’est l’aboutissement logique de décennies de laxisme et de déni. Le plus ironique ? L’un des diagnostics les plus sévères nous vient du Commissaire européen Thierry Breton. Mais peut-on vraiment écouter les leçons d’un pyromane sur la manière d’éteindre un incendie ? L’étude de son bilan personnel est un cas d’école qui révèle la faillite plus globale de notre système de gouvernance.
Le Diagnostic : Une Faillite Annoncée et une Souveraineté Perdue
Les chiffres sont brutaux. La France, championne d’Europe du déficit. Cela signifie que nous vivons bien au-dessus de nos moyens, en reportant sur nos enfants et petits-enfants le fardeau d’une dette qui devient insoutenable.
Cette situation n’est pas un simple problème comptable pour experts. C’est une menace directe sur notre souveraineté. Un pays surendetté n’est plus un pays libre. Il est à la merci de ses créanciers, des marchés financiers, et des institutions supranationales qui, un jour ou l’autre, viendront nous imposer une purge bien plus violente que celle que nous pourrions choisir nous-mêmes. Chaque point de déficit supplémentaire est une brique en moins dans le mur de notre indépendance nationale.
Le Paradoxe du Pompier-Pyromane : Le Cas ATOS
Face à ce péril, Thierry Breton prend la parole. Il a raison sur le constat. Mais la crédibilité d’un médecin se mesure aux résultats qu’il a obtenus avec ses précédents patients.
Rappelons les faits. Avant de devenir Commissaire européen, Thierry Breton a dirigé pendant plus de dix ans (2008-2019) l’un de nos plus grands fleurons technologiques : ATOS. Il l’a quitté pour Bruxelles en laissant l’image d’une entreprise puissante, membre du prestigieux CAC 40.
Quelques années plus tard, le bilan de cette gestion est visible. L’entreprise, fragilisée par des choix stratégiques hasardeux et une croissance externe financée à crédit, s’est effondrée. En 2024, ATOS subissait l’humiliation d’une sortie du CAC 40, sa valeur boursière ayant fondu de manière spectaculaire.
Faut-il y voir une simple malchance ? Je n’y crois pas. J’y vois le symptôme d’un mal plus profond, d’une méthode de gouvernance qui a contaminé à la fois nos grandes entreprises et l’État : la priorité donnée à la communication sur les résultats, à la croissance de la taille sur la solidité des fondations, et à la gestion à court terme sur la vision stratégique à long terme.
Du Microcosme au Macrocosme : L’Échec d’un Système
Le cas ATOS est un miroir de la situation française. La méthode qui a conduit un fleuron du CAC 40 à sa quasi-dislocation est la même que celle qui mène aujourd’hui l’État français à la faillite :
- Une fuite en avant par la dette : Comme l’entreprise a financé ses acquisitions, l’État finance sa générosité et son train de vie par un endettement record.
- Un manque de vision industrielle et stratégique : On gère les crises au jour le jour, sans jamais poser les bases de la prospérité de demain.
- Une déconnexion des réalités : Les mêmes élites, passant avec une facilité déconcertante des conseils d’administration aux ministères et à Bruxelles, appliquent les mêmes recettes qui ont déjà prouvé leur inefficacité.
Ce système est à bout de souffle. Il ne produit plus de prospérité, mais de la précarité. Il ne produit plus de fierté, mais du déclassement.
L’Alternative : Le Courage de Bâtir avec le Projet Phénix
Face à ce constat, l’inaction n’est pas une option. Se contenter de changer les visages pour conserver le même système serait une faute historique. Il faut une rupture. C’est le sens du Projet Phénix.
Notre projet répond point par point à la faillite actuelle :
- Face à la dérive des comptes, nous opposons une rigueur absolue et le courage d’une « Récession Choisie » pour maîtriser notre destin avant qu’il ne nous soit imposé de l’extérieur (Pilier I).
- Face au déclassement économique, nous proposons une libération massive du travail et de l’investissement pour restaurer la compétitivité de nos entreprises (Pilier II).
- Face à la gestion à court terme, nous bâtissons l’outil de notre souveraineté future : le Fonds Souverain « Héritage France » (FSRA), pour investir dans le long terme et garantir l’avenir de nos enfants (Pilier III).
L’heure n’est plus aux diagnostics amers faits par ceux qui portent une part de responsabilité dans la situation. L’heure est au courage, à la méthode et à la vision. L’heure est à la reconstruction. Il est temps de choisir un plan pour que la France redevienne un pays qui compte, parce qu’il sait de nouveau compter.