« Ceux du milieu crèvent » : La France qui travaille a crié. Avons-nous enfin écouté ?

Cette semaine, sur un plateau de télévision, une auto-entrepreneuse a mis des mots sur une réalité que des millions de Français subissent en silence. Son « cri du cœur » n’est pas une opinion, c’est un diagnostic clinique de la faillite de notre modèle.

Elle a rappelé deux vérités que la classe politique feint d’ignorer.

La première vérité : notre système a rendu le travail moins intéressant que l’inactivité. Elle décrit parfaitement ces « trappes à pauvreté » où travailler une heure de plus signifie perdre la CAF, les allocations, ou payer la cantine plus cher. Le résultat ? Des gens qui, logiquement, choisissent de ne pas travailler plus pour ne pas gagner moins. C’est l’absurdité érigée en système.

La deuxième vérité : nous sacrifions ceux qui créent la richesse réelle. Elle parle avec passion des TPE et des PME, « celles qui font réellement travailler la France », et qui « se cassent la gueule ». Pendant ce temps, la politique se résume à une « guéguerre aux très riches pour aider les très pauvres », oubliant totalement ceux qui sont au milieu : les artisans, les commerçants, les auto-entrepreneurs, les salariés de la classe moyenne. Sa conclusion est terrible de lucidité : « les PME meurent, les riches les rachètent ».

Ce constat, c’est précisément celui qui a conduit à la naissance du Projet Phénix. Ce n’est pas un problème à la marge, c’est le bug central de notre système. Et voici comment nous le corrigeons.

1. Rendre le Travail Toujours Payant : La « Grande Bascule »

Face aux « trappes à inactivité », la réponse n’est pas de bricoler les aides, mais de changer radicalement de philosophie. C’est le sens de la « Grande Bascule » : chaque euro économisé sur la refonte des aides sociales est immédiatement transféré en baisse de charges salariales.

Le résultat est un choc de pouvoir d’achat instantané pour tous les travailleurs. L’heure de travail supplémentaire ne sera plus jamais une source d’angoisse, mais toujours une source de revenu. Nous allons subventionner le travail, pas l’inactivité. C’est la fin du calcul, le début de la récompense.

2. Libérer nos TPE/PME, le Cœur du Réacteur Français

Cette femme a raison : la France ne vit pas du CAC40, elle vit de ses millions de TPE et de PME. Pour qu’elles cessent de mourir, il faut les libérer de ce qui les étouffe. Le Projet Phénix propose un électrochoc :

  • Baisse massive des charges patronales pour leur permettre d’embaucher et d’investir.
  • Suppression des impôts de production (CVAE…) qui taxent les entreprises avant même qu’elles ne fassent le moindre bénéfice.
  • Simplification administrative radicale avec le principe « le silence de l’administration vaut accord ».

L’objectif n’est pas de faire la « guerre » aux riches, mais de permettre à des millions d’entrepreneurs de le devenir.

3. Dépasser la Guerre des Classes

Le constat final de cette intervenante est le plus terrible : la France est bloquée dans une opposition stérile entre les « très riches » et les « très pauvres », qui écrase tout ce qui se trouve au milieu.

Le Projet Phénix est conçu pour sortir de cette impasse. Avec le Fonds Souverain (FSRA), nous ne proposons pas de prendre aux uns pour donner aux autres. Nous proposons de créer un patrimoine national collectif, abondé par les excédents et la lutte contre la fraude. Un patrimoine qui, à terme, profitera à tous, en finançant un capital de départ pour chaque jeune et en garantissant nos retraites.

Nous ne voulons plus d’une France de confrontation, mais d’une France d’actionnaires de son propre avenir.

Le cri de cette femme est un appel. Le Projet Phénix est une réponse. Il est temps d’arrêter de plaindre la France qui travaille, et de commencer enfin à travailler pour elle.

Thierry Maignan

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