Introduction
On entend tout et son contraire sur les plateaux télévisés. Tantôt les Français seraient devenus « paresseux », tantôt « réactionnaires », tantôt « dépressifs ».
Pour vérifier ces affirmations, j’ai voulu revenir à la source. Pas celle des instituts de sondage parisiens qui filtrent la réalité, mais celle du terrain. Nous avons réalisé un « mini-sondage » auprès de notre communauté et analysé les remontées de nos échanges récents. L’objectif ? Comprendre vos véritables priorités, vos angoisses pour vos enfants et votre vision de la France de demain.
Les résultats sont sans appel. Ils dressent le portrait d’un peuple lucide, inquiet, mais prêt à l’effort si la règle du jeu est juste.
Le Travail : Une Colère Sourde contre l’Injustice
C’est le résultat le plus frappant. À la question « Estimez-vous qu’aujourd’hui, le travail paie suffisamment par rapport à l’inactivité ? », la réponse est un NON massif (plus de 85% des retours).
Ce n’est pas un rejet de la solidarité. C’est un rejet de l’injustice.
Vous nous dites : « Je me lève tous les matins, je paie mon essence, ma garde d’enfant, et à la fin du mois, il me reste à peine plus que mon voisin qui ne travaille pas et cumule les aides. »
L’Analyse Phénix :
Ce sentiment confirme l’urgence de notre Pilier II. Le pacte social est rompu quand l’effort n’est plus récompensé. Les Français ne demandent pas l’aumône, ils demandent que l’écart entre le salaire et l’aide soit significatif. C’est tout le sens de notre « Grande Bascule » : transférer les charges pour augmenter le net, et conditionner les aides à une activité.
L’Avenir et la Jeunesse : La Peur du Grand Déclassement
À la question « Pensez-vous que vos enfants vivront mieux que vous ? », le pessimisme atteint des sommets (près de 80% de réponses négatives).
C’est le moteur de mon engagement. J’ai grandi à une époque où l’ascenseur social fonctionnait encore. Aujourd’hui, vous avez peur de laisser à vos enfants une dette écologique, financière et sécuritaire. Vous avez le sentiment que la France dilapide son héritage au lieu de le faire fructifier.
L’Analyse Phénix :
Cette angoisse valide la nécessité absolue du Fonds Souverain (FSRA). Nous ne pouvons plus continuer à gérer le pays au jour le jour. Il faut recréer un patrimoine collectif. Votre peur est légitime, mais elle n’est pas une fatalité : si nous arrêtons de dépenser à crédit et commençons à investir, nous pouvons inverser la tendance en 10 ans.
Souveraineté et Ordre : Une Demande d’Autorité Bienveillante
Contrairement à ce que disent certains observateurs, il n’y a pas de demande de « dictature », mais une immense lassitude face au désordre.
Sur les thèmes de la sécurité et des frontières, trois mots reviennent systématiquement dans vos réponses : « Laxisme », « Impuissance », « Gaspillage ».
Vous ne supportez plus l’idée que l’État soit fort avec les faibles (les automobilistes, les petits contribuables) et faible avec les forts (délinquants, fraudeurs).
L’Analyse Phénix :
C’est le socle de notre Pilier I. L’ordre est la première protection des plus modestes. Quand l’État recule, c’est la loi du plus fort qui s’installe. Votre demande est celle du bon sens : une justice qui sanctionne, des frontières qui filtrent, et un argent public respecté.
Conclusion : Vous êtes prêts pour la Vérité
Ce que ce coup de sonde révèle, c’est que les Français sont beaucoup plus matures que leur classe politique.
Vous n’attendez pas de magie. Vous savez que la situation est grave. Vous êtes prêts à entendre un discours de vérité et même à faire des efforts, à une seule condition : que l’effort soit juste et qu’il serve à bâtir l’avenir, pas à rembourser les erreurs du passé.
C’est exactement le contrat que je vous propose avec le Projet Phénix.
Nous ne vous promettons pas la facilité. Nous vous promettons la justice, le retour du mérite, et la construction d’un héritage pour nos enfants.
Thierry Maignan