Le débat budgétaire qui s’ouvre pour 2026 ressemble à s’y méprendre à un vieux film que les Français ont déjà vu des dizaines de fois. Depuis le « tournant de la rigueur » de 1983, la méthode n’a pas varié d’un iota : on constate l’abîme des déficits, on rabote ici et là les services publics, et on finit par augmenter la pression fiscale sur ceux qui travaillent et ceux qui produisent.
Quarante ans de gestion à la petite semaine. Quarante ans que l’on gère la France comme une entreprise en faillite, sans vision, sans projet de sortie de crise, en se contentant de colmater les brèches.
En tant qu’ingénieur, j’ai passé ma vie dans la « salle des machines » de nos grands systèmes nationaux. Je sais une chose : quand un système est défaillant dans sa structure même, changer les réglages à la marge ne sert à rien. Il faut changer l’architecture.
Le piège de la « Récession Subie »
Ce que le gouvernement propose aujourd’hui, c’est la récession subie. C’est le logiciel de Bercy : on réduit les dépenses là où c’est le plus facile (l’éducation, la santé, la sécurité) et on espère que la croissance reviendra par miracle. Résultat ? Les services publics s’effondrent, les impôts stagnent ou augmentent, et la dette continue de croître.
Ce n’est pas de la politique budgétaire, c’est de l’impuissance comptable.
La proposition Phénix : La Refondation Structurelle
Le Projet Phénix refuse ce fatalisme. Nous ne voulons pas « gérer le déclin », nous voulons le stopper. Pour cela, nous proposons trois ruptures nettes avec le logiciel de 1983 :
- La Grande Bascule : Au lieu de taxer le travail pour financer l’inactivité, nous transférons massivement les économies faites sur les aides sociales vers le salaire net. C’est le Dividende du Travail. Le but ? Que chaque Français qui travaille voie immédiatement la différence sur sa fiche de paie.
- Du Flux vers le Stock (Le FSRA) : Nous cessons de financer notre quotidien par la dette. Nous créons le fonds « Héritage France ». Plutôt que de léguer une ardoise à nos enfants, nous bâtissons un capital national capable, à terme, de garantir les retraites et de doter chaque jeune d’un capital de départ.
- L’État Stratège, pas l’État Obèse : Nous ne rabotons pas les budgets, nous clarifions les missions. L’État doit se concentrer sur ses fonctions régaliennes — protéger, juger, éduquer — et cesser de s’éparpiller dans des structures bureaucratiques coûteuses et obsolètes.
Un devoir de vérité
Je ne suis pas un politicien de carrière. Je n’ai pas de promesses électorales à vendre. Mon parcours m’a appris le sens du devoir et la culture du résultat. Si je m’engage aujourd’hui, c’est parce que je refuse de voir la génération de mes enfants hériter d’un pays qui ne sait plus que gérer ses dettes.
La rigueur est nécessaire, mais elle ne doit pas être une punition. Elle doit être l’effort de guerre que nous acceptons aujourd’hui pour redevenir une Nation souveraine et prospère demain.
Il est temps d’éteindre le logiciel de 1983. Il est temps d’allumer le Projet Phénix.