Par Thierry Maignan, citoyen et candidat.
On nous dit que nous vivons en démocratie. Mais regardons la vérité en face : entre la féodalité d’hier et la République d’aujourd’hui, les choses ont-elles vraiment changé ?
Nous avons remplacé les seigneurs par une caste technocratique. Nous avons remplacé la dîme par une pression fiscale record. Mais la dynamique reste la même : une minorité dirigeante, cooptée et protégée, vit du travail d’une majorité silencieuse, tout en étant totalement déconnectée de sa réalité.
Le constat est terrible : ils ne nous comprennent pas, parce qu’ils ne nous vivent pas.
Ceux qui nous dirigent n’ont souvent jamais connu l’angoisse de la fin du mois, la peur du déclassement, ou la dureté du travail physique. Ils font partie d’un monde à part, un sérail où l’on entre par naissance ou par réseau, placé là par des intérêts financiers qui ne sont pas ceux du peuple. Pour eux, la politique est une carrière, un jeu de chaises musicales où l’échec n’a jamais de conséquences réelles.
Regardez le spectacle affligeant de la « valse des ministres ».
Comment peut-on accepter qu’une même personne soit ministre de la Santé un jour, de l’Écologie le lendemain, puis de l’Éducation nationale l’année suivante ? Cela n’a aucun sens technique. Cela n’a aucun sens professionnel.
Dans la vraie vie, celle de nos entreprises et de nos chantiers, l’expertise ne s’improvise pas. On ne demande pas à un plombier de faire le travail d’un chirurgien.
Pourtant, au sommet de l’État, l’incompétence technique est devenue la norme. Ces nominations n’ont aucune logique de savoir-faire ; elles n’obéissent qu’à une logique de cour. On nomme pour « faire plaisir », pour remercier un allié, ou pour placer un ami docile. On installe à la tête de nos services vitaux des gestionnaires interchangeables, souvent tenus en laisse par le pouvoir central, incapables de comprendre la technicité des dossiers qu’ils signent. Le résultat, nous le payons tous : des décisions hors-sol, des milliards gaspillés et des services publics qui s’effondrent.
Pendant ce temps, le citoyen honnête, lui, n’a pas le droit à l’erreur. Il travaille. Il tient son foyer. Il paie. Il subit les normes décidées par ces amateurs professionnels.
Je refuse cette fatalité.
Je ne suis pas un homme politique. Je ne suis pas un héritier. Je suis un ingénieur, un technicien, un bâtisseur.
Je suis né dans une famille où chaque euro comptait, élevé par des parents handicapés que la solidarité nationale a aidés à vivre dignement. J’ai gravi les échelons en partant du bas, à une époque où l’ascenseur social fonctionnait encore. Je sais ce que c’est que de devoir sa réussite à la force de son travail et à la main tendue de la Nation.
Aujourd’hui, je vois cette échelle sociale brisée pour nos enfants. Je vois notre pays géré par la dette, vendu à la découpe, administré par l’illusion.
J’ai décidé de ne plus me taire.
On me dira qu’un simple citoyen ne peut rien faire face à la machine des partis et de la finance. On me dira que je n’ai pas les codes, pas les réseaux, pas les « beaux discours ».
C’est exactement pour cela que je suis légitime.
Mon projet, le Projet Phénix, n’est pas un programme électoral conçu pour plaire. C’est un plan de sauvetage conçu pour marcher.
- Je veux remplacer leur gestion par la dette par notre gestion par l’investissement.
- Je veux remplacer leur amateurisme par notre compétence technique.
- Je veux remplacer leur féodalité par notre souveraineté.
Je n’ai aucune ambition de pouvoir pour le pouvoir. C’est une corvée, pas un cadeau. Mais c’est un devoir. Comme en temps de guerre, quand les généraux de salon ont échoué, c’est aux hommes de terrain de prendre la relève pour sauver ce qui doit l’être.
Je ne vous promets pas de miracles. Je vous promets du courage, du bon sens et de l’action.
La politique ne doit plus être le privilège d’une caste. Elle est la propriété de ceux qui font la France.
Reprenons notre destin.
Thierry Maignan
Candidat du Projet Phénix