Cela fait quelque temps que je n’ai pas pris la parole. J’ai observé, j’ai écouté, et j’ai analysé la situation de notre pays avec la froide lucidité de l’ingénieur face à une machine en surchauffe. Le constat est sans appel : le moteur France est au bord de la rupture, et la seule réponse qu’on nous apporte est de monter le volume de la radio pour couvrir le bruit.
Nous sommes fin 2025. La dette continue de grimper, les services publics se délitent, et le discours politique dominant reste celui de la facilité. On vous promet encore que l’on peut dépenser sans compter, ou qu’il existe un argent magique caché quelque part.
C’est un mensonge. Et mon devoir, dans le cadre du Projet Phénix, est de mettre fin à cette anesthésie générale.
Le Mur est devant nous
Il n’y a pas d’alternative miracle. Quand un pays vit à crédit depuis 50 ans, le moment de l’addition finit toujours par arriver. La question n’est plus de savoir si nous allons devoir faire des efforts, mais comment nous allons les faire.
C’est ici que réside le cœur de ma doctrine, le point qui effraie les politiciens de carrière mais que les Français, pétris de bon sens, comprennent parfaitement : l’opposition entre la Récession Subie et la Récession Choisie.
Scénario 1 : La Récession Subie (Le scénario du pire)
C’est la voie que nous suivons actuellement par lâcheté. Nous continuons jusqu’à ce que les marchés financiers ou les institutions internationales (FMI, UE) nous coupent les vivres.
Ce jour-là, la purge s’abat sur nous. Elle est brutale, aveugle et décidée par d’autres. C’est le scénario grec : baisse drastique des pensions de retraite du jour au lendemain, vente de nos bijoux de famille à des puissances étrangères, effondrement du système de santé.
Dans ce scénario, nous souffrons, et à la fin, nous ne possédons plus rien. Nous sommes une nation sous tutelle.
Scénario 2 : La Récession Choisie (Le scénario Phénix)
C’est la voie du courage. C’est décider, souverainement, de freiner maintenant pour ne pas s’écraser contre le mur.
Oui, le Projet Phénix assume une période de rigueur budgétaire. Oui, nous allons réduire la dépense publique. Oui, nous allons demander des efforts à la « Génération Pivot ».
Mais la différence fondamentale est celle-ci : nous gardons le contrôle.
Nous ne coupons pas pour faire plaisir à des banquiers. Nous coupons pour réinvestir.
C’est toute la mécanique du Fonds Souverain (FSRA) que je propose : chaque euro économisé par la rigueur ne disparaît pas dans le remboursement d’intérêts stériles, il est capitalisé pour nos enfants.
Un investissement, pas une punition
Je ne vous promets pas du sang et des larmes gratuits. Je vous propose un contrat de génération.
Accepter la « Récession Choisie », c’est accepter une opération chirurgicale difficile pour sauver le patient, plutôt que d’attendre la gangrène. C’est échanger 5 années d’efforts collectifs et de remise en ordre contre un siècle de prospérité et de souveraineté.
Ce langage est dur. Il n’est pas électoraliste. Mais c’est le langage de la vérité. Un système complexe ne se répare pas par des incantations, mais par des actes de structure.
Le Projet Phénix est ce plan de structure. Il est temps d’arrêter de subir l’histoire pour recommencer à l’écrire.