Hémorragie Industrielle : Le Bilan d’une France qui s’Efface

Les chiffres peuvent être froids. Les listes, impersonnelles. Mais derrière chaque ligne qui va suivre, il y a une ville qui doute, des familles qui angoissent, un savoir-faire qui disparaît. Ce n’est pas une statistique, c’est la chronique d’une tragédie silencieuse : la désindustrialisation de la France qui s’accélère.

Regardez cette liste. Lisez ces noms. Ce sont nos entreprises, nos usines, nos emplois. C’est le visage de la France qui produit, qui innove et qui, aujourd’hui, est en train de s’éteindre.

La litanie de notre déclin (2023-2025, liste non exhaustive) :

  • Automobile : Michelin (Vannes, Cholet), Valeo (La Suze, L’Isle-d’Abeau), TI Automotive, Walor, Marelli, Forvia (Messei, Méru, Auchel…), Bosch, Renault (Flins)… Des milliers d’emplois sacrifiés sur l’autel d’une transition mal préparée et d’une compétitivité perdue.
  • Agroalimentaire : Delpeyrat (Gers, Vendée), Labeyrie, Refresco, Socopa, Tereos, Teisseire (Crolles), Sucrerie Ouvré… Nos terroirs, notre excellence, bradés et fermés.
  • Sidérurgie, Chimie & Industrie Lourde : ArcelorMittal, Synthexim, Vencorex, Arkema, WeylChem, Ascométal, Solvay… Les piliers de notre industrie historique, frappés de plein fouet.
  • Santé & Pharmacie : Steris, Recipharm, Mayoly Spindler, Sanofi, Pfizer, Johnson & Johnson… Même notre secteur stratégique de la santé n’est plus à l’abri, avec des plans sociaux qui se multiplient.
  • Textile, Commerce & Biens de consommation : Meccano, Kaporal, Pimkie, Kookaï, Jenyfer, Yves Rocher… Des marques iconiques qui disparaissent, emportant avec elles des milliers d’emplois.

Cette liste s’allonge chaque semaine. Derrière chaque nom, ce sont des centaines, parfois des milliers d’emplois directs et indirects qui s’évaporent. Ce sont des bassins de vie entiers qui sont dévitalisés.

Le Diagnostic d’un Système à Bout de Souffle

Comment en sommes-nous arrivés là ? Ce n’est pas une fatalité. C’est le résultat de décennies de mauvais choix, de lâcheté politique et d’un décalage total entre les discours et la réalité.

  1. Une Fiscalité Punitive : Nos entreprises croulent sous les impôts de production, une absurdité fiscale qui taxe l’outil de travail avant même le premier euro de bénéfice.
  2. Une Complexité Administrative Paralysante : Notre « millefeuille » territorial et nos normes excessives découragent les investisseurs et épuisent nos entrepreneurs.
  3. Un Manque de Vision Stratégique : Pendant que d’autres pays planifient leur avenir énergétique et industriel sur 30 ans, nous naviguons à vue, subissant les crises au lieu de les anticiper.
  4. Une Déconnexion Démocratique : Les grandes décisions qui impactent nos territoires sont prises à Paris, sans consultation réelle de ceux qui vivent les conséquences.

Le Projet Phénix : Une Réponse Systémique au Déclin

Face à cette situation, la résignation n’est pas une option. Le Projet Phénix n’est pas une collection de mesures, c’est une machine de guerre pour la réindustrialisation, une réponse directe et cohérente aux causes de notre décrochage.

  • À la fiscalité punitive, nous opposons la Libération du Travail (Pilier II) : Baisse massive des charges, suppression des impôts de production, et un Impôt sur les Sociétés à 15% pour rendre la France irrésistible aux investisseurs.
  • À la complexité, nous opposons l’État Efficace (Pilier I) : Fin du « millefeuille », simplification administrative radicale avec le principe « le silence de l’administration vaut accord ».
  • Au manque de vision, nous opposons la Construction de l’Avenir (Pilier III) : Un investissement massif dans le nucléaire pour garantir une énergie abondante et compétitive, et un Fonds Souverain pour investir dans nos filières stratégiques.
  • À la déconnexion, nous opposons la Démocratie Directe : Le référendum fondateur de l’Opération Ulysse et la « Consultation Nationale sur les Enjeux Cruciaux » garantiront que chaque grande réforme industrielle ou sociétale sera menée en phase avec la volonté du peuple.

Ces usines ne sont pas condamnées. Ces emplois ne sont pas perdus à jamais. Mais pour inverser la tendance, il faut un électrochoc. Il faut le courage de restructurer notre modèle, de récompenser la production et de faire de la France le nouvel eldorado industriel de l’Europe.

Ces ruines ne sont pas une fin. Elles doivent être les cendres sur lesquelles nous allons reconstruire.

Partagez cet article si vous refusez, vous aussi, de voir la France devenir un musée.

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