Les analyses, comme celles que l’on peut lire dans les différents médias sur la préparation du budget, se suivent et se ressemblent tragiquement. Année après année, le même rituel se répète : le gouvernement annonce un déficit abyssal, promet de « faire des économies » et se lance dans une recherche désespérée de quelques milliards à « raboter » ici ou là.
Ne nous y trompons pas. Ce que l’on nous présente comme une difficulté technique n’est pas une crise passagère. C’est le symptôme terminal d’un modèle politique et économique à bout de souffle, la conséquence directe de décennies de laxisme, de clientélisme et de fuite en avant dans la dette.
La Politique du « Rabot » : L’Aveu d’Impuissance
Le débat actuel sur le budget est un théâtre de l’impuissance. On nous parle de « coupes », de « tours de vis », sans jamais oser s’attaquer aux causes structurelles du dérapage. On déplace les chaises longues sur le pont d’un navire qui prend l’eau de toutes parts.
Cette gestion comptable de la pénurie ne résout rien. Elle affaiblit nos services publics, elle pèse sur les Français qui travaillent, et elle ne fait que repousser de quelques mois l’inévitable confrontation avec le mur de la dette. Car pendant qu’on cherche péniblement 20 milliards, la charge de la dette, elle, explose et nous coûte déjà plus que le budget de l’Éducation nationale. C’est une folie.
Notre Alternative : Le Courage de la Refondation
Face à cette faillite annoncée, le Projet Phénix propose un choix radicalement différent. Il ne s’agit plus de « raboter », mais de refonder.
La question n’est plus « où trouver quelques milliards ? », mais « comment réformer l’État pour qu’il cesse de gaspiller des dizaines de milliards chaque année ? ».
C’est tout le sens de ma proposition de « Récession Choisie contre Récession Subie ». Plutôt que de subir une purge qui nous sera imposée par les marchés financiers ou par Bruxelles dans l’humiliation, nous devons avoir le courage de mener nous-mêmes, en pleine souveraineté, la restructuration de notre État.
Des Paroles aux Actes : Un Plan Précis et Chiffré
Contrairement aux promesses sans lendemain, notre projet est clair et financé. Les économies structurelles, nous savons où les trouver :
- En mettant fin au « millefeuille territorial » qui crée des doublons et de l’inefficacité (Pilier I).
- En privatisant l’audiovisuel public pour recentrer l’État sur ses missions régaliennes (Pilier I).
- En réformant en profondeur notre système d’aides sociales pour que le travail soit toujours plus récompensé que l’inactivité, ce qui générera des économies massives qui seront directement reversées aux travailleurs par la baisse des charges (Pilier II).
- En réduisant drastiquement les dépenses de fonctionnement de l’État et en arrêtant les subventions inefficaces (Piliers I & III).
Ce plan génère une amélioration nette de notre solde budgétaire de près de 36 milliards d’euros par an. C’est ce qui nous permettra de revenir à l’équilibre en 5 ans, de commencer à nous désendetter et, surtout, de financer notre avenir en capitalisant notre Fonds Souverain « Héritage France ».
Un Choix de Civilisation
Le débat sur le budget n’est pas un débat technique. C’est un choix de civilisation.
Voulons-nous continuer à gérer un lent et douloureux déclin, en sacrifiant nos enfants sur l’autel de notre lâcheté ? Ou avons-nous le courage de prendre les décisions difficiles mais nécessaires pour bâtir un État fort, souverain, et laisser à nos enfants un héritage plutôt qu’un fardeau ?
C’est tout le sens du Projet Phénix. C’est le choix du courage.
Thierry Maignan