Un message qui circule sur les réseaux sociaux a attiré mon attention. Avec des mots bruts et une colère palpable, un citoyen français exprime son exaspération face aux propositions politiques sur le temps de travail. Il dénonce le « travailler plus pour gagner plus » comme une arnaque, un cadeau fait aux patrons et une énième ruse où l’État « donne d’un côté pour mieux reprendre de l’autre ».
Cette colère est légitime. Elle est même saine. C’est le symptôme d’une rupture de confiance totale entre les Français qui travaillent et des dirigeants qui, depuis 40 ans, appliquent des rustines sur un système à bout de souffle. Les gens ne sont pas dupes. Ils ont compris que ces petites mesures ne sont que des ajustements à la marge qui ne changent rien à la logique fondamentale d’un système qui sur-taxe le travail et profite aux initiés.
Le Projet Phénix part du constat inverse. Il ne faut plus mettre de rustines, il faut changer la machine.
Voyons point par point en quoi notre approche est une rupture totale avec ce que dénonce ce citoyen.
1. Sur le « Travailler plus pour gagner plus… et payer plus d’impôts ».
L’auteur a raison : augmenter les heures supplémentaires est une solution précaire et souvent fiscalement décevante. C’est pourquoi le Projet Phénix ne se concentre pas sur les heures supplémentaires, mais sur la valeur de chaque heure travaillée, dès la première minute.
Notre « Grande Bascule » est un mécanisme simple et transparent : chaque euro économisé sur les aides sociales non-contributives est directement transféré en baisse de charges salariales. Ce n’est pas un bonus, ce n’est pas une prime. C’est une augmentation structurelle du salaire net de tous les travailleurs. Le but n’est pas de vous faire travailler plus, mais de faire en sorte que votre travail paie enfin à sa juste valeur. C’est un « Dividende du Travail » permanent, pas un pourboire de fin de mois.
2. Sur le « C’est un cadeau pour les patrons ».
C’est le cœur de la défiance, et c’est là que notre projet est le plus clair. La baisse des charges que nous proposons en premier lieu est une baisse des charges salariales, pas patronales. Le premier euro économisé va directement dans la poche du salarié, pas dans celle du patron. C’est un principe non négociable.
La compétitivité des entreprises est cruciale, et nous prévoyons bien une baisse massive des charges patronales et des impôts de production. Mais, et c’est là toute la différence, cette baisse n’interviendra que dans un second temps, une fois les comptes de la Nation assainis, et elle sera financée par les excédents budgétaires. La priorité absolue, le choc de confiance de la première année, c’est le pouvoir d’achat de ceux qui travaillent.
3. Sur le « On nous prend pour des feignants ».
Le sentiment d’être perçu comme un « fainéant qu’il faut pousser à produire plus » est sans doute la plus grande humiliation. Notre philosophie est à l’opposé. Nous ne pensons pas que les Français sont des feignants, nous pensons que le système est décourageant.
En rendant le travail massivement plus rémunérateur que l’inactivité, nous ne cherchons pas à punir, mais à restaurer la dignité et la logique. En plafonnant les aides et en conditionnant le Revenu de Base Actif à une activité, nous ne traitons pas les gens de paresseux ; nous affirmons simplement un principe de justice : la solidarité nationale est un tremplin, pas un mode de vie permanent.
Conclusion :
La colère de ce citoyen est un carburant. Elle doit nous pousser à rejeter les vieilles recettes et à oser une refondation totale. Le Projet Phénix n’est pas une proposition « merdic » de plus. C’est un nouveau contrat basé sur la transparence, le respect du travail et une idée simple : la richesse créée par les efforts de tous doit d’abord revenir à tous ceux qui font ces efforts.